Chantiers participatifs

Pour participer à un chantier participatif, aucune expérience préalable n’est requise. Ceci dit, un chantier, participatif ou non, ne s’improvise pas, et de son organisation dépendra l’ambiance du chantier, la rapidité et la qualité des travaux, la sécurité des personnes. Aussi, une journée à encadrer des bénévoles peut-être épuisante, voire contre-productive si l’organisateur se trouve débordé.

Voici donc quelques conseils, pour les accueillants, comme pour les participants :

Sécurité et hygiène sur le chantier

  • Le maître d’ouvrage est LA personne responsable du chantier. Ne vous lancez dans l’auto-construction, et encore plus dans un chantier participatif, qu’en ayant bien conscience des responsabilités et de l’engagement prit, pour vous comme pour votre entourage.
  • Écouter les professionnels, qui connaissent les risques sur un chantier, et maîtrisent leurs outils. Vous ne devez pas vous mettre en situation de risque (pour vous comme pour les autres), respectez vos limites !
  • Prévoir les équipements de protections collectifs (échafaudages, chantier propre et organisé, lumière suffisante, …),  et individuels (casques antibruits ou à défaut des bouchons d’oreilles, gants, lunettes de protection, chaussures de sécurités, casques antichutes, …).
  • Offrir des commodités pour les bénévoles, leur permettant l’assurance de leur santé et leur protection face aux éléments naturels (point d’eau potable, électricité, coin d’ombre lors de temps chauds, coin chaud lors de temps froids, coin abrité lors de temps humides ou venteux, toilettes de préférence sèches, lumière, …). Le premier chantier à proposer peut d’ailleurs être l’aménagement et l’organisation du lieu.
  • Prévoir une trousse de secours, et une feuille regroupant tous les numéros utiles et indications d’accès à fournir pour l’intervention efficace des secours en cas d’accident (SAMU, Pompiers, hôpital, …).
  • Les déchets doivent êtres triés, voire conditionnés, surtout s’ils sont dangereux (déconstruction de laine de verre, …)

Accueil des bénévoles

Le bénévole est généreux, mais aime aussi être accueillit. Un café, un thé ou un jus de fruits, accompagné de quelques viennoiseries en arrivant sur le chantier le matin, pourra orienter son humeur et sa qualité d’exécution lors de la journée. Il sait aussi apprécier un bon repas le midi lors de la pause. S’il reste plus d’une journée, et s’il habite loin, un lieu confortable pour dormir ou un terrain où monter sa tente le comblera (de préférence loin des lieux de repas et de travail, autrement dit, au calme). Pour la sécurité comme pour son confort, l’accès à l’eau potable et chaude, aux toilettes sèches ou à l’électricité / gaz est largement préconisé. D’une manière générale, le bénévole est là pour apprendre et aider, mais ne doit jamais se sentir exploité.

Les horaires sont à communiquer avant le début du stage. En participant à ce chantier participatif, vous vous engagez à être présent et à respecter ces horaires.

Être à l’écoute

Ce conseil vaut pour l’accueillant comme pour l’accueillit. Une mauvaise écoute ou compréhension peut-être à l’origine de conflits, voire d’accidents. N’hésitez pas à faire répéter ou à demander plus de précisions. Sachez prendre le temps de l’écoute. Du temps « perdu » peut permettre d’en économiser beaucoup, en évitant la déconstruction d’une mauvaise mise en œuvre par exemple.

Enfin, favoriser le covoiturage !!!

Sources d’infos utilisées (merci à eux !)

http://www.ardheia.fr : Association de Recherche et de Dynamisation de la filière pour un Habitat Écologique, Innovant et Alternatif

http://www.arpe-bn.com : Association Régionale de Promotion de l’Eco-construction en Basse-Normandie